Nous devons imaginer le télétravail du futur

Clarissa Windham-Bradstock, CEO et Chief People Officer de Any Lab test Now, societé américaine de santé et tests en laboratoire, livre ses réflexions sur le télétravail du futur, qu’il faut imaginer dès maintenant.

Tous en télétravail

Les nords américains (pays dans lequel l’épidémie de coronavirus est toujours hors de contrôle et ne cesse d’empirer) ne rentreront pas au bureau à la suite du tant espéré effet estival sur le coronavirus. Qui n’est malheureusement jamais venu. Selon Gallup, le nombre des américains en télétravail est passé de 61 à 65% en 3 semaines, et ce n’est pas prêt de changer cet été. Dans un sondage pour WorldatWork 67% des entreprises esperent revenir au bureau vers la fin de l’ete. Certaines entreprises commencent même à parler d’un retour l’année prochaine.

Mais peu importe, car aujourd’hui il est clair que le télétravail ne disparaitra pas complètement de notre univers professionnel. Car plus de la moitié des gens interrogés déclarent qu’ils veulent continuer cette pratique « le plus possible » même bien après la chute de l’épidémie.

“Chose à laquelle était préparée mon entreprise, selon la Chief People Officer . 75% des employés évoluaient déjà en télétravail avant Mars 2020. Nos plateformes sur le Cloud étaient par exemple déjà bien établies pour être facile d’accès depuis l’extérieur. Mais le confinement nous a tout de même amené à nous réorganiser pour assurer l’efficacité et la fluidité des moyens de communication.”

Voici une liste non exhaustive des avantages du télétravail  que nos employés ont listé:

  • Une productivité améliorée, avec plus d’énergie pour se concentrer sur les tâches importantes
  • Moins de besoin en espace de bureau
  • Des coûts réduits à la fois pour l’employeur et l’employé. Pas de frais de transport, moins de repas dehors le midi, un cadre de travail moins cher et plus agréable
  • Une réduction de l’empreinte carbone, surtout sur les transports, qui bénéficie cette fois ci à tout le monde

Mais surtout, il semble évident que les entreprises qui miseront sur le télétravail dans le futur seront gagnantes sur 2 points fondamentaux :

  • La possibilité de former des équipes plus diversifiées, surtout en terme de talent et de personnalité. Il n’y a même plus de limite géographique pour recruter (peut etre une occasion d’avancer sur la mixité sociale en France).
  • Enfin, la possibilité d’attirer les meilleurs talents. Pourquoi ? Car on peut les embaucher où qu’ils soient, en abolissant une potentielle contrainte.

Pas la vie en rose non plus

Ne soyons pas dupes non plus, ce changement de vie engendre également des contraintes.

Premièrement, le respect entre vie professionnelle et vie privée. Un problème qui a compliqué la vie de milliers de personnes (particulierement dans les pays du sud comme l’Espagne). Les millénials (les personnes nées entre 1980 et les années 2000) et les parents sont ceux à y voir le plus d’avantages dans ce nouveau mode de vie. Mais nombre d’entre eux ont souffert, notamment en faisant la classe à leurs bambins.

Selon un sondage de la « Society for Human Resource Management », 41% des employés ont ressenti des symptômes de burn-out. Outre la sensation que la journée de travail ne s’arrête jamais le manque d’exercice et des habitudes alimentaires trop riches sont en partie responsable de ce sentiment. 35% déclarent subir des troubles dépressifs. Des ressources humaines performantes dans ces secteurs seront indispensables pour le futur.

Imaginons les conditions de travail de demain

Les dirigeants doivent préparer le futur du télétravail. Les entreprises peuvent-elles offrir des soins de santé à domicile ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas commencer avec des aides pour pratiquer le yoga ou de l’assistance psychologique ? Enfin, des équipement ergonomiques pour tous semblent indispensables. Une communication claire des objectifs est également fondamentale. Ne pas laisser l’employer en déficit d’informations et d’objectifs à accomplir. C’est la clef pour un télétravail du futur réussi.

Source Forbes