Amazon, la R&D au service de l’ergonomie

C’est la nouvelle (non sportive) de l’été. Vous n’avez pas pu passer à coté du premier voyage spatial touristique de l’histoire. Le décollage a eu lieu le 20 juillet dernier et il a emmené vers les cieux Jeff Bezos, le patron de l’entreprise Amazon. Quel coup de publicité pour une entreprise qui n’en avait pas forcément besoin. 322 milliards de dollars de chiffre d’affaires, ça met généralement à l’abri du besoin. Ce voyage rappelle également que l’entreprise possède le goût pour les nouvelles technologies dans son ADN. En témoignent les images de ses entrepôts où la majeure partie de la logistique et de la manutention sont assurés par des robots ultra modernes.

Ce que l’on ne sait pas forcément, c’est que l’entreprise investie dans la technologie aussi pour assurer la sécurité et le bien-être de ses employés. Notamment ceux travaillant dans les entrepôts, les plus vulnérables aux troubles musculosquelettiques et aux accidents du travail. Gestion des risques, amélioration continue de l’ergonomie… Comment le géant américain de l’e-commerce utilise son savoir-faire pour améliorer le bien-être au travail ? Eléments de réponse.

Ernie, le chasseur des troubles musculosquelettiques

La grande majorité du travail pour Amazon se déroulant dans des entrepôts, c’est par la lutte contre les risques inhérents à ces métiers qu’Amazon a débuté. Le Bureau of Labor Statistics (BLS) des États-Unis a recensé pas moins de 27000 blessures nécessitant des arrêts de travail dans la profession de préparateur de commande en 2019. Il convient donc d’améliorer l’ergonomie de manière générale.

Pour cela, les équipes R&D ont inventé Ernie. C’est un robot qui récupère les bacs des étagères robotisées et les donne aux employés. Une fonctionnalité qui améliore le confort et la stabilité des travailleurs. L’unique but d’Ernie selon Kevin Keck, directeur mondial des technologies de pointe de l’entreprise. « L’innovation avec un robot comme Ernie est intéressante car même si cela n’accélère pas le processus, nous sommes optimistes, sur la base de nos tests, qu’il rende nos installations plus sûres pour les employés » déclare-t-il.

Bert le transporteur

Les entrepôts d’Amazon sont d’énormes installations qui obligent les employés à parcourir des kilomètres. Il est impossible d’éliminer tous ces déplacements à pied, mais les experts en robotique d’Amazon espèrent les minimiser.

L’entreprise teste ainsi un robot mobile autonome appelé Bert. Qui a pour but de transporter des objets lourds pour les employés et potentiellement d’en gérer plusieurs à la fois. Bert est l’un des premiers robots mobiles autonomes développés par Amazon. Il dispose de capteurs spéciaux qui lui permettent d’éviter les obstacles et de naviguer en toute sécurité dans son environnement. Ce qui semble essentiel au vu de l’activité des entrepôts de l’entreprise.

Une politique de gestion des risques toujours à la pointe

La politique de gestion des risques se veut elle aussi exemplaire. Pour cela, les processus sont mis à jour continuellement dans le but d’être améliorés. Celle d’Amazon est basée sur 2 piliers :

  • La construction d’installations de stockage spéciales pour les marchandises dangereuses. Amazon a commencé il y a déjà plusieurs années à construire des entrepôts dédiés à ces articles par mesure de sécurité. Les personnes qui y travaillent peuvent obtenir une formation ou une tenue spécialisée pour les aider à éviter d’éventuelles complications liées au travail dans ces centres.
  • L’utilisation de robots de manutention de produits. La limitation des risques dans la manutention entre également en jeu lorsque les travailleurs de l’entreprise interagissent avec les robots. Par exemple, Robin, l’un des nouveaux robots d’Amazon, complète les dépalettiseurs. Les technologies avancées permettant à la machine de reconnaître et de trier les colis.

Amazon semble ne pas se contenter de la place de numéro un mondial de l’e-commerce. Les gros moyens alloués à la R&D visant à améliorer le bien-être des salariés en témoignent.