Azura se dote d’exosquelettes Backx pour son usine de Perpignan

La percée des exosquelettes continue. Le 31 mai dernier, le groupe Azura a annoncé que les manutentionnaires de son usine de Perpignan seront équipés d’exosquelettes non motorisés. Des exosquelettes Backx, développés par la société Fox Innovation Robots.

Créé en 1990, le groupe Azura est devenu l’un des leaders de la production de tomates, grâce à ses 16 000 collaborateurs répartis sur 50 sites de production et près de 1 000 hectares de cultures. Actuellement en phase de test, l’exosquelette est laissé en « libre-service ». Ce qui permet aux salariés de se l’approprier petit à petit. Zoom sur cet essai qui, pour l’instant, n’a aucune raison de ne pas être transformé.

Backx, un choix d’exosquelette évident

Tous les salariés de l’usine de Perpignan sont libres de s’équiper d’un exosquelette. Le modèle disponible est le Backx, commercialisé par la société Fox Innovation Robots.

Cet exosquelette industriel a vocation à assister l’opérateur pendant que celui-ci se penche et soulève des charges.

Le Backx augmente la force du porteur jusqu’à 15kg d’assistance. Tout en réduisant le risque de se blesser au dos.

Son mode de fonctionnement permet une utilisation ergonomique de la force des jambes. Ce qui signifie que l’effort exercé par les bras et sollicitant les lombaires est reporté sur les cuisses, apportant une réduction importante de la pression totale sur le dos.

Une réduction de la compression de la colonne-vertébrale sur la région lombaire et les groupes musculaires du bas du dos de 60% en moyenne a été constatée.

Le Backx a néanmoins été conçu pour permettre à l’utilisateur une liberté de mouvements, notamment au niveau des bras.

3 modes d’utilisation de l’exosquelette sont disponibles.

  • Le mode logistique, où le travailleur se penche vers le sol pour lever des caisses
  • Le travail sur un établi en industrie, dans lequel l’utilisateur a le buste penché
  • Enfin, pour se mettre en position conduite (d’engins de travaux par exemple) ou simplement s’asseoir, l’utilisateur a la possibilité de désactiver les vérins.

Une palette d’actions disponibles qui correspond parfaitement à l’activité quotidienne des salariés de l’usine Azura de Perpignan.

L’exosquelette, et plus si affinité

Les premiers retours des salariés semblent être positifs. Même si l’engin n’est pas motorisé, une période d’adaptation et même des formations ont été nécessaires. Une formation, pour rappel, chaudement encouragée par l’Union Européenne.

Cette dernière s’est en effet prononcée en 2019 en faveur de la généralisation de l’utilisation des exosquelettes mais a insisté sur la nécessité d’accompagnement des utilisateurs, surtout au début. Car les restrictions de certains mouvements et l’adoption de postures peu naturelles peuvent entraîner quelques complications.

Pour Alexandre Campa, responsable opérationnel de l’entrepôt, l’introduction de l’exosquelette Backx ne doit être le début de ce qui marque une nouvelle orientation pour l’entreprise.

« L’utilisation de l’exosquelette nous permet d’amorcer une réflexion plus globale sur l’organisation de l’entrepôt, dans le seul intérêt des collaborateurs » déclare-t-il. En somme, Backx n’est que le premier résultat d’un changement de philosophie.

Azura place le bien-être de ses salariés au centre de sa stratégie de développement. On peut également raisonnablement penser que le coût des arrêts de travail (très important dans le secteur de la manutention, étant donné le travail physique quotidien), de plus en plus facile à calculer et donc à intégrer dans les politiques HSE, a pu accélérer la réflexion…

Encore une nouvelle entité séduite par les exosquelettes. Qui continuent leur petit bonhomme de chemin. On peut raisonnablement espérer un futur proche dans lequel tous les manutentionnaires en seront équipés. Un monde dans lequel les troubles musculo-squelettiques auront disparu…